Temple Neuf de Metz

Histoire du bâtiment

Classé monument historique dès 1930, le Temple Neuf, placé au cœur d’une ville annexée, reste le symbole du deuxième Reich allemand. L’inauguration eut lieu lors d’un culte solennel le 14 mai 1904 en présence de Guillaume II et de l’impératrice. Conrad Wahn, créateur du lieu, s’est inspiré d’un plan polygonal en croix latine et du style rhénan du XIIème siècle pour faire de son chef d’œuvre un mélange néo-roman. Attardons-nous à son architecture : ici pas de calcaire jaune en usage partout à Metz mais un grès gris des Vosges ; le style gothique de la cathédrale toute proche ou celui typique du classicisme français du théâtre n’a pas cours.

Guillaume II a demandé à l’architecte Conrad Wahn de faire contraste à tout point de vue et le temple emprunte donc des éléments d’architecture à de nombreux édifices romans de la Rhénanie moyenne datant des XIe et XIIe siècle.

Les caractéristiques sont les tours de façade coiffées d’un toit à pans coupés rhomboédriques, les galeries « naines » purement ornementales, à colonnettes de grès rose qu’on retrouve au-dessus du porche principal, du fronton ou du clocher, les renforts plats qui ornent les murs et que de petites arcatures dites lombardes, qui courent sous les toits, relient entre eux.

Le promeneur attentif verra à la base des arcs du portail, les symboles des évangélistes, qui encadrent l’agneau mystique doré du tympan, des animaux monstrueux courir sur les façades, des gargouilles en forme d’oiseaux ou de poissons. Le chevet, entre les deux bras morts de la Moselle, particulièrement pittoresque dans son cadre d’eau et de verdure, sera vu du Moyen Pont ou du quai des Régates au retour de la promenade. Le clocher central est visible du cœur de la ville, de la place Saint-Jacques notamment. Ses orgues sont remarquables.

Histoire du Temple Neuf

Histoire de la paroisse

Depuis son inauguration pendant l’annexion allemande, en 1904 par l’empereur Guillaume II et l’impératrice Augusta-Victoria, le temple héberge l’une des communautés protestantes de Metz.

La paroisse s’inscrit dans la tradition réformée, d’orientation libérale et par conséquent s’attache plus à l’expression vivante de la foi à travers des mots et des actes qu’à l’observation des dogmes et des règles.

La paroisse est, depuis lors, présente dans la vie de la Cité et s’attache à contribuer à son rayonnement.

Architecture

Attardons-nous à son architecture : ici pas de calcaire jaune en usage partout à Metz mais un grès gris des Vosges ; le style gothique de la cathédrale toute proche ou celui typique du classicisme français du théâtre n’a pas cours.

Les caractéristiques sont les tours de façade coiffées d’un toit à pans coupés rhomboédriques, les galeries « naines » purement ornementales, à colonnettes de grès rose qu’on retrouve au-dessus du porche principal, du fronton ou du clocher, les renforts plats qui ornent les murs et que de petites arcatures dites lombardes, qui courent sous les toits, relient entre eux. Le promeneur attentif verra à la base des arcs du portail, les symboles des évangélistes, qui encadrent l’agneau mystique doré du tympan, des animaux monstrueux courir sur les façades, des gargouilles en forme d’oiseaux ou de poissons…Le chevet, entre les deux bras morts de la Moselle, particulièrement pittoresque dans son cadre d’eau et de verdure, sera vu du Moyen Pont ou du quai des Régates au retour de la promenade. Le clocher central est visible du cœur de la ville, de la place Saint-Jacques notamment. Ses orgues sont remarquables.

Orgue

Le Temple Neuf de Metz possède un orgue d’Ernest Mühleisen depuis 1904. Il se compose de 52 jeux répartis sur trois claviers et pédalier en traction entièrement mécanique.

Fort de ses qualités, de son acoustique et de sa réputation, il s’agit du meilleur instrument néo-classique de la ville. Ainsi, il est régulièrement utilisé pour les concours du Conservatoire National de Musique de la Région Lorraine et pour de nombreux récitals, donnés par des organistes réputés.

Retrouvez le détail de son jeu sur Wikipédia.

Le Jardin d’Amour

Ce dernier entoure le Temple Neuf depuis 1901, après l’accord du terrain par la municipalité de Metz à la communauté réformée afin d’ériger un temple de style néo-roman.

Situé sur l’île du Petit-Saulcy, c’est un lieu de promenade aussi bien apprécié par les habitués du quartier que par les touristes. Son nom invite à la romance et l’on y trouve souvent des couples qui s’y promènent. Il est vrai que son point de vue d’exception sur la Moselle en font un endroit plein de charmes qui lui valent un capital sympathie élevé auprès du grand public.